La Nouvelle République : Jeanne d’Arc au château de Blois en réalité virtuelle

C’est un succès ! Depuis sa mise en place mardi dernier devant le château de Blois, le Timescope a attiré 1.217 visiteurs, soit une moyenne de 248 par jour. Parmi ceux-ci, Rosana et Morgane, qui ont pu le tester avant d’aller chercher leur diplôme d’aide-soignante lors d’une cérémonie prévue à la Halle aux grains en fin de journée. « C’est une super-idée, confient-elles. Qui permet de découvrir le site tel qu’il était il y a plusieurs siècles. »

Aux premières loges face à Jeanne d’ArcJusqu’au 15 juillet, le Timescope est en plus gratuit. Par la suite, il faudra débourser 1 €. Autant donc profiter sans tarder de cette expérience unique qui permet d’être installé aux premières loges pour assister à l’arrivée de Jeanne d’Arc à Blois le 25 avril 1429. « On voit la même chose qu’une personne qui se serait présentée devant le château cette année-là »s’enthousiasme David Hameau, directeur de l’office de tourisme de Blois-Chambord.

Grâce à la réalité virtuelle, on découvre le monument dans son environnement médiéval avec la possibilité d’opérer un tour complet à 360° et de régler l’appareil à sa taille. Celui-ci est accessible 24 h sur 24 et 7 jours sur 7. D’un coup de baguette magique, la Maison de la magie disparaît alors ainsi que la plupart des bâtisses tandis que surgissent des tours défensives et une église détruite durant la Révolution.

La reconstitution, validée par les historiens, montre des scènes de la vie quotidienne de l’avant-cour occupée par les dépendances du château. Jeanne d’Arc, en route pour Orléans, se présente sur la place afin d’y faire bénir son étendard à la collégiale Saint-Sauveur ressuscitée. Le réalisme est amplifié par une bande sonore et l’animation de personnages.
C’est une start-up dénommée « Timescope », fondée en 2015, qui a mis au point ces bornes que l’on retrouve aujourd’hui sur une trentaine de sites en France, les toutes dernières ayant été installées au sommet de la tour Montparnasse. Le projet, porté par la Ville de Blois et l’office de tourisme qui a conçu le film, a bénéficié d’un coup de pouce financier de la Région. « Nous réfléchissons déjà à d’autres bornes Timescope, précise David Hameau. Une sur le port de Saint-Dyé et une autre en Vienne. »